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" Lanmè pa ni branche. " (Proverbe Créole)

Quelques clichés

 

 - TOUT SUR LE FLOT 18 -

PELLOC'H, UN REPRESENTANT

 

 

 

  

Vendredi 14 octobre 2005
Nom du bateau  KIF
 Localisation  Capbreton
 Année de construction  1984
 Propriétaire  Albert Scicluna
 

 

Un nouveau propriétaire de FLOT 18 référencé sur le site, il s'agit de Albert Scicluna et son Kif. Albert est restaurateur, basé à Paris, spécialisé dans le bon vin, dixit Gilles. En attendant plus d'informations, il nous a communiqué deux clichés de son bateau, ainsi que trois clichés de Raymond. Raymond ne vous dit rien, heureusement que nous sommes là pour combler cette lacune. Raymond est un modèle unique de régulateur d'allure, inventé et développé par Albert, peut-être plus de données à son sujet très bientôt.

Digemer Mad Albert !!!

       

 

 

 

par Anne-Clo et Xavier publié dans : La liste des FLOT 18
Vendredi 14 octobre 2005

Pelloc’h a connu quelques petites frayeurs mi-septembre, un des axes du safran a été arraché, voici donc le récit palpitant de cette histoire, du début des constatations jusqu’à la réparation finale en passant par de nombreux autres éléments. Je tenais à faire profiter tous les propriétaires de cette réparation :

 

 

 

 

Les constations à mi septembre : 

En allant faire un tour pour voir le bateau un soir durant cette semaine, je me suis aperçu du bord que le safran pendait à l’arrière. J’ai constaté sur le bateau que l’axe supérieur du safran s’est arraché, peut-être à cause d’une mer agité ce jour… Heureusement, le safran était retenu par le bas avec son axe inférieur. J’ai donc fixé fermement le haut du safran au bateau, au niveau de l’axe avec la barre, à l’aide de bout divers, le recollant ainsi au bateau en bonne position. A cette époque, je ne voyais pas comment était constitué précisément le safran sur le FLOT 18.

 

 

Quelques éléments sur le safran du FLOT 18 : 

Sur Pelloc’h, le safran est fixe au "sgeg" (aileron vertical) par deux axes, un en haut et un en bas. D’origine, il y avait 3 axes, mais depuis les anciens propriétaires, il n'y a que deux axes. Certains chantiers leur avaient préconiser de mettre trois axes, sur Pelloc’h, c’est chose impossible. En effet, le safran et le gouvernail se tordent en navigation (ce qui est normal pour de l’aluminium qui est un matériau souple) et s'il y avait eu trois axes, ni le centre de l’aileron ni le safran n’auraient pu se tordre, la barre aurait donc été dure. L'axe du bas est constitué par axe en aluminium d'un diamètre de 19 mm soudé à l’aileron. Fixé sur le safran, une pièce en aluminium soudée, avec un trou, et dedans, mise en force, une bague de plastique d'un diamètre égal a l'axe (avec un jeu fonctionnel). Sur Pelloc’h, cette bague avait été changé en mai 2005, elle avait été faite tournée au Brésil. Le mieux était encore de constater les dégâts sur le safran lui-même.

 

 

 

 

 

La prise de vue des dégâts sur le safran :

Pour se faire, il a fallu enlever le gouvernail. Il y a un petit axe de 5 mm en travers, sous l axe du haut, fixé horizontalement, qui sert à ce que le safran ne puisse remonter. Une fois enlevé, il suffit de hisser le gouvernail sur le bateau. L’axe du bas s’est légèrement tordu, vu l'angle pris par le safran, je l’ai redressé dans l’eau à grand coup de marteau. La partie soudée sur un rail du  tableau arrière est cassée, la soudure pourra être faite en gardant le bateau dans l'eau.

 

 

 

 

 

La réparation du safran : 

Nous avons ramené Pelloc’ à Fort de France où une société spécialisée dans les soudures alu/métal pour voiliers va nous faire la réparation. Le résultat semble costaud mais la finition n’est pas terrible, pour info, c’est un soudure de type TIG, ils ont poncé légèrement le rail afin d’avoir une surface d’accroche plus importante, puis effectué la soudure avec un fort débordement, coût 120 Euros. L’axe de 5mm en travers de l’axe a été enduit de Sicaflex.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion : 

Un couple électrolytique entre l’axe de 5mm en inox et le safran serait à l’origine de ce souci. Faute de trouver une vis en alu en Martinique, la solution adoptée a été de mettre du Sicaflex sur l’axe lui-même et de plonger les anodes que nous possédons même au mouillage. La réparation a pu se faire sans problèmes, il faut souligner ici l’importance d’avoir un circuit bipolaire avec coupure du + et du -. Un remerciement très particulier à Jean-Pierre Crouin et Yoann et Sara pour leurs disponibilités et la richesse de leurs renseignements !!!

 

 

 

par Anne-Clo et Xavier publié dans : Trucs et astuces
Dimanche 2 octobre 2005
    Nous nous sommes levés tôt pour profiter de cette belle journée avec Pelloc'h. Nous décidons de partir vers les anses d'arlet.

    Nous hissons les voiles et cap vers les anses. Le temps est agréable, du vent et du soleil. On ne sait toujours pas pourquoi mais au milieu de la baie le vent tourne de 180° et nous continuons notre route après avoir réglé les voiles.
   
    Nous arrivons au large de l'anse Dufour et de l'anse Noire, et plus de vent du tout. Crotte! Zut et crotte de bique !  On galère avec la barre et les voiles. La tension monte, aucun de nous deux ne veut prendre de décision pour diriger le bateau. La dispute était prévisible. 

    Bon !  une fois que tout est dit, on redresse la situation. Il faut noter que nous sommes sous un soleil de plomb, on sue, on a trop chaud c'est très desagréable. De plus les bateaux à moteur nous narguent en passant très près de nous très vite, je ne vous raconte pas les vagues que Pelloc'h est obligé de prendre à cause de ces promènes-couillons Le vent revient un peu et nous repartons vers les anses d'Arlets. Chouette !

    C'est de courte durée, car passé la pointe, de nouveau plus de vent. Bon !! ras le bol général, on rentre à Schoelcher. Sur la traversée de retour, le vent tourne encore de 180°. EH ! mais qu'est-ce qui se passe aujourd'hui, c'est du n'importe quoi !!!! Nous ne sommes pas part un vendredi pourtant, n'est-ce pas Yoann et Sara ...

    Un grain s'annonce, on affale le genois pour hisser le tourmentin. Le vent nous indique que nous avons raison, car il y a des grosses rafales. Un fois passé ce grain, on rechange de génois.

    On arrive au large de Schoelcher, le temps est calme et il y a du vent, la température est agréable. Finalement nous aurions du faire un tour près de la côte nord de la martinique.
Mais nous nous sommes bien amusé quand même, et puis on ne peut pas avoir toujours les conditions rêvées pour naviguer, il faut savoir gérer la mer dans tous ses états.

    Au revoir Pelloc'h passe une bonne semaine, on se retrouve le week-end prochain !

par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Mercredi 28 septembre 2005
    La réparation est faite et nous accourons libérer Pelloc'h de son lieu de mouillage. C'est un soir après le boulot que nous embarquons sur Pelloc'h pour le ramener à la maison, un endroit plus sain.

    On inspecte le travail fait,  c'est une grosse soudure pas belle mais ça à l'air solide. Nous sommes heureux de hisser les voiles et de quitter le port, la traversée se passe sans soucis.
Le temps est magnifique, nous avons le droit à un magnifique couché de soleil sur les caraïbes.
   
    La nuit est déjà là quand nous arrivons à Schoelcher,  nous passons au large de la résidence Aquamarine où séjourne en ce moment notre ami Tristan. Nous l'appelons en hurlant  du navire et celui-ci se met à son balcon et nous répond. Gros délire !

    Nous mouillons au large du centre nautique comme d'habitude. Nous débarquons sur la plage. Au revoir Pelloc'h et à dimanche pour une nav !  Que ça fait du bien de rentrer chez soi n'est-ce pas Pelloc'h ?
   
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Dimanche 25 septembre 2005
    Nous embarquons assez tard pour accompagner Pelloc'h au port de Fort de France car dans le cours de la semaine nous avions constaté qu'il avait un problème au safran.
   
    En effet, nous ne savons pas trop pourquoi mais une des soudures qui soutient le safran s'est brisée nette.  Heureusement, en ce jour la mer est calme et il y a du vent, ce qui nous permet même avec une barre bricolée d'atteindre le port de Fort de France - lieu de réparation pour la soudure.

    A l'entrée du port, nous essayons de démarrer le moteur qui a attrapé une grippe car nous ne l'utilisons que très rarement . Mais après avoir pris son sirop, il fonctionne. Nous entrons dans le port.

    C'est franchement horrible , sale et nous-mêmes nous sentons très sale. Nous sommes obligés de laisser Pelloc'h ammaré à un gros bateau à moteur pas beau du tout . Nous débarquons à quai, nous disons au revoir à Pelloc'h. On a l'impression de laisser notre enfant dans la salle d'attente d'un médecin, on est peu honteux de voir Pelloc'h mouillé dans cette crasse mais nous espérons le revoir en pleine forme assez vite afin de le tirer de cet endroit.
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
 
 
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