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" Lanmè pa ni branche. " (Proverbe Créole)

Quelques clichés

 

 - TOUT SUR LE FLOT 18 -

PELLOC'H, UN REPRESENTANT

 

 

 

  

Dimanche 11 septembre 2005
    En cette belle matinée dominicale, nous partons faire un tour dans la baie de Fort de France avec Pelloc'h. Nous voulons connaître la distance que nous pouvons parcourir en un temps défini. Je sais que les puristes me diront  qu'il suffit de un calcul avec la vitesse moyenne du bateau mais bon !!!

    Nous embarquons, tous les deux à bord en constatant que Pelloc'h a pris quelques algues sur sa coque. Nous prenons la direction des anses d'Arlets, nous traversons donc la baie.  Nous naviguons à une vitesse moyenne de 0,00 Knocks, pourtant il y a beaucoup de vent et les voiles sont très bien réglées.
Il y a un peu de houle,  on est très fort, non ? A votre avis, quel est le problème ?

    Avec cette même vitesse, nous arrivons en début d'après-midi au large des Anses d'Arlets, nous virons dans la baie de "Grande Anse" en face du restaurant "Ti-Sable" pour repartir vers Schoelcher. 

    Nous sommes au milieu de la baie, quand soudain ................... eh ! oui ! encore des dauphins ! Bon ! On devient un peu blasé, non je blague. C'est toujours une joie de les voir. Un des dauphins saute à au moins deux mètres au dessus du niveau de la mer. C'est superbe ! On est très heureux, nous empannons pour aller les voir de plus près mais ils ne se laissent pas approcher. Tant pis, nous reprenons notre route.

    Et nous voilà arrivés au mouillage à Schoelcher. Bon je vous explique le coup de la vitesse 0, en fait c'est simple les algues se sont accrochées au niveau du sondeur sous la coque, ce qui fait que le Lock détectait une vitesse de 0 noeuds. Voilà pour la petite histoire ! Xavier a donc dû plonger pour nettoyer la coque.

    Quel beau dimanche ! Nous débarquons sur la plage avec un magnifique arc-en-ciel pour nous souhaiter une bonne semaine.

     Au revoir Pelloc'h et à la semaine prochaine !

 
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Samedi 3 septembre 2005
    Nous avons décidé dans l'après-midi de samedi d'aller diner sur la plage aux Trois-Ilets.  Nous embarquons à bord de Pelloc'h pour une traversée de nuit.
   
    Nous hissons les voiles et nous comtemplons la baie de Fort de France éclairée sous une nuit très claire. Nous repérons les balises de nuit, ce n'est pas la même chose de se diriger la nuit et le jour.  La route se fait sans de problème, nous sommes éclairés par les feux impressionnants d'un cargo au large de Fort de France.  Franchement, on a l'impression qu'il y a une plate-forme pétrolière tellement l'éclairage est vif.

     Nous jetons l'ancre aux Trois-Ilets et nous débarquons sur la plage après avoir ramé quelques minutes. Nous hissons l'annexe sous les palmiers, pour la protéger des regards indiscrets, puis nous allons manger à deux mètres de là. Repas typiquement créole: boudin accras et poulet boucané. Auriez-vous un jour pensé aller au restaurant en annexe, et avoir une vue imprenable sur Pelloc'h ? Eh, bien  nous l'avons fait, et c'est très sympa . Après ce succulent repas, nous repartons à bord de notre bateau qui nous attend pour dormir un peu. En rentrant, on apprécie le calme de la mer en ramant.

    Comme il fait chaud, nous prenons un bain de mer puis nous nous couchons sous les étoiles. En effet, on peut apercevoir les constellations car la couchette avant est sous le hublot qui reste ouvert tout la nuit à cause de la chaleur. Xavier dort peu, il se relève mettre la manche à air pour  mieux respirer à l'intérieur du navire, il va plusieurs fois aux toilettes. Bref, il fait son petit remue-ménage tandis que je dors tranquillement bercée par les vagues. Mais un bruit de friture me réveille, je demande à Xavier de voir à quoi peut correspondre  ce bruit, il regarde les fonds de Pelloc'h. Il me répond que ce sont les poissons qui font ce bruit de friture. Peut convaincue, je me rendors.

     Agitée cette première nuit sur Pelloc'h ! Nous n'avons pas beaucoup dormi. Nous sommes réveillés par le soleil et c'est magnifique de voir la nature sortir doucement de la nuit. Les couleurs sont vives et très belles, il aurait fallu peindre un tableau. C'est dimanche matin, on va donc chercher les croissants et le jus, mais nous n'avons pas regardé nos montres, il devait être 7h00. Il n'y a qu'une boulangerie ouverte. Tant pis pour le jus, mais nous dégustons de très bons croissants. 

    Nous levons l'ancre pour aller aux anses, plus au sud. Il n'y a pas du tout de vent, au bout d'une heure on n'a à peine réussi à sortir de la baie des Trois-Ilets. Nous transpirons à grosses gouttes, car on est en plein soleil en vent arrière, je me mets à l'ombre du mât (il n'y a presque rien mais c'est mieux que rien ) et Xavier prend des douches tous les quarts d'heure.  Que faire ?

    Un grain s'annonce au loin, on est super content, non pas de se ramasser une saucée mais parce que ce grain apporte du vent, beaucoup de vent. Voilà nous sommes tout mouillés, nous chantons : "Viens avec moi je t'invite au soleil" une chanson qui passe sur toutes les ondes martiniquaises. Bon, ca suffit maintenant , on commence à avoir froid , quand est-ce qu'il revient le soleil ?
   
    Je rentre me sécher et je donne une veste de quart à Xavier. C'est fou, on n'aurait jamais penser utiliser les cirés en Martinique. Je mets Mozart en grande pompe dans le bateau, je trouve que c'est de circonstance avec le bruit de la pluie qui tombe sur pelloc'h. Le grain  ne passe pas , c'est tout noir, on ne voit rien. Xavier, qui est sous la pluie et à la barre se dirige donc vers Schoelcher où il fait beau. 

    Enfin, nous sortons de la pluie, Pelloc'h et Xavier se sèchent rapidement. Nous passons au large de deux cargos afin de "faire la taille" comme disent les enfants. Nous constatons qu'ils ne sont pas si énormes que çà. Puis nous arrivons au mouillage à Schoelcher. Nous profitons d'être arrivés très tôt dans l'après-midi pour changer la bordure. Xavier m'a fait une démonstration de couture car il a fallu coudre les bouts ensemble pour les faire passer dans la bôme sans démonter la grande voile. Nous rangeons aussi les voiles, je dis cela car nous sommes fiers de nous : nous sommes devenus des pros du pliage de génois.

     Bon, restons un brin sérieux, on prend un petit bain de mer et on voit des bancs de poissons sous la coque. Il y en a des millers et ça brillent. On a l'impression d'être dans une discothèque, car le soleil qui se réfléchi sur le flanc des poissons fait penser à un boule disco.  Avant de débarquer, on fait une petite sieste à bord, et j'aperçoie à deux mètres de Pelloc'h une tête qui dépasse de l'eau. Je crie à Xavier qui est resté dans le bateau : "une tortue", il vient me rejoindre. La "tête" plonge, mais nous avons pu voir son corps sous l'eau et  la tête refait surface comme une bête un peu curieuse. Puis elle replonge et disparait.

    Nous rentrons donc, à la maison content de notre virée avec Pelloc'h. On lui souhaite une bonne semaine en partant. Il faut que l'on dorme plus souvent à bord afin de s'habituer aux bruits de Pelloc'h la nuit, c'est très sympa de dormir bercé par le flot. Il faut que vous testiez par vous-même afin que vous puissiez répondre à cette énigme : "d'où vient le bruit de friture ?"
   
   A bon entendeur salut !!

 
 
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Dimanche 28 août 2005
      Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons dans la baie de Fort de France pour aller mouiller en face de l'Hôtel Bakoua aux Trois-Ilets où nous avions repérer la veille de très jolis fonds marins.

    Nous embarquons donc à bord de Pelloc'h, nous partons sous voile en direction des Trois-Ilets. Quand nous sommes arrivés au milieu de la baie nous repérons au large deux gros grains. Nous continuons notre route en espérant passer au travers.

    Xavier est à la barre,  et je suis plongé dans la lecture de mon roman quand nous entendons un clapotis en pleine mer. Mais qu'est-ce bruit ?  C'est alors que nous apercevons un dauphin, puis deux , puis trois, puis quatre, en regardant autour de nous on dénombre trois familles de dauphins. Elles sont tout au tour du bateau. C'est magnifique, on entend leur souffle. Quelques uns osent s'approcher, j'en profite pour essayer de les prendre en photos mais ce n'est pas facile.

    Je me met à la proue du bateau, ils sont tout près, on les voit sous l'eau claire. Il y en a un qui nous fait une belle démonstration de saut, il fait un demi-tour en l'air comme dans le film du grand bleu. C'est époustoufflant , il n'y a pas de mots pour les décrire, c'est tout bonnement magnifique ! Ah ! si vous aviez pu entendre leur souffle, quelle jolie mélodie! On a envie de plonger les voir mais en même temps on ne veut pas troubler leur tranquilité.

    Mais ils nous quittent pendant qu'on se prépare à affronter le grain. Je rentre dans le  bateau, xavier et Pelloc'h prennent une bonne douche de quelques minutes puis le soleil revient. Nous arrivons au mouillage au large du Bakoua.

    Nous jetons l'ancre. Après le déjeuner xavier finit de brosser Pelloc'h tandis que je prend un ti-bain de mer. Puis nous remettons les voiles vers Schoelcher. Nous arrivons au mouillage la tête encore pleine d'images de dauphins. Nous avons passé une superbe journée, la nature est vraiment imprévisible et on la remercie pour cette belle surprise: les dauphins.

A bientôt Pelloc'h et encore merci pour ce que nous avons vu.
 
 
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Samedi 27 août 2005

    En ce samedi, nous décidons de partir naviguer dans la baie de Fort de France pour repérer les balises.  
    
    Nous  embarquons tous les deux,  cette fois-ci. Nous hissons les voiles et longeons les cotes de Schoelcher, en  prêtant attention aux obstacles. Nous avons une bonne allure avec une moyenne de 6 noeud au près.
   
    Nous arrivons au large de l'hôtel Bakoua aux Trois-Ilets puis nos passons la pointe de la Rose.  Nous constatons  qu'en mer il y des balises non marquées sur la carte, cela ne nous déroute pas trop, en revanche c'est un peu plus  ennuyant quand on cherche les cardinales sur l'eau et que celles-ci sont coupées comme celle en face de Gros Ilet.
   
    Nous amarrons à une grosse bouée prévue à cet effet en face de Gros Ilet . Nous sommes assez au large des cotes pour être tranquille, du coup Xavier plonge à l'eau tout nu afin d'essayer les toilettes naturelles marines, accessoirement de fertiliser nos amis les poissons, ceci loin des regards.

    Après le déjeuner, nous profitons de l'air frais à l'intérieur du bateau qui rentre grâce à la manche à air. Nous faisons donc une bonne sieste. Puis comme nous ne  voulons pas rentrer trop tard au mouillage, nous repartons direction Schoelcher.

    La traversée se fait sans problème, nous somme tous les deux heureux de naviguer sous ce soleil et sur cette mer. 

    Nous arrivons assez tôt au mouillage pour que nous puissions brosser un peu Pelloc'h qui commence à avoir des algues sur la coque.

      Nous ramassons nos affaires pendant que le soleil se couche et nous débarquons sur la plage.
Nous avons passé une très belle journée de navigation.

      Merci Pelloc'h.


 
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Vendredi 26 août 2005
Quelques clichés de construction d'un FLOT 18, photos récupéres sur un site internet (lien) :
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Tout savoir sur le FLOT 18
 
 
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