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" Lanmè pa ni branche. " (Proverbe Créole)

Quelques clichés

 

 - TOUT SUR LE FLOT 18 -

PELLOC'H, UN REPRESENTANT

 

 

 

  

Jeudi 25 août 2005

Voici quelques plans du FLOT 18 (cliquer pour agrandir) :

  • Le plan de voilure :

  • Le plan de cloison :

  • Le plan de quille :

 

 
Mercredi 24 août 2005
    En ce jour de deuil martiniquais, nous décidons de partir vers Saint Pierre avec Tristan à bord de Pelloc'h.

    J'embarque avec Xavier en premier tandis que Tristan reste sur la plage, puis le temps de ranger les affaires, j'aperçois les garçons qui rament pour venir car il n'y a plus d'essence dans le réservoir de l'annexe, donc il sont tombés en panne sèche mais ils arrivent sans problème.

    Nous hissons les voiles et nous voilà partis vers Saint pierre. La traversée de l'allée se fait sans problème, il y a du vent et le soleil illumine la côte martiniquaise. Nous profitons des paysages, en prenant des photos. Pelloc'h a fier allure car nous naviguons à 5 noeuds de moyenne avec une pointe à 8,7 noeuds, notre record pour le moment !!!
    
    Vers 14h nous arrivons au large de Saint Pierre, et nous jetons l'ancre près d'une épave que nous allons exploer avec nos palmes et nos masques. Xavier repère un gros poisson, alors Tristan nage chercher son fusil mais à son retour le poisson a disparu donc nous aurons rien à manger ce soir.    

    Nous repartons aussitôt car nous ne voulons pas arriver de nuit au mouillage à Schoelcher, nous déjeunons rapidement à bord quand  nous apercevons au loin des dauphins. Oui des dauphins  !!!! Xavier et moi allons à l'avant du bateau , Tristan est à la barre car il est mauricien donc un peu blasé de cette nature qu'il connait déjà. Trois dauphins se mettent  à la proue du bateau, ils sont à 2 mètres de nous, on a envie de les toucher mais l'allure du bateau est trop élevé pourqu'ils puissent nous suivre ou le trio qui nous suit va rejoindre ses collègues. Nous les abandonnons à grand regret.
   
    Au large de Bellefontaine nous restons sur place une bonne heure car nous portons trop de voile. Nous repérons deux grains au large. Le temps qu'on se décide de changer le génois, le premier grain passe au large mais nous prenons quand même la fin du deuxième. Gros coup de frayeur, il faut affaler les voiles en catastrophe, pendant que Pelloc'h se couche sur le coté.

     Après cet instant de vive émotion, quand le calme revient, silence de mort  à bord. Personne ne parle ou peu, juste histoire de tester les reflexions des autres équipiers. Nous mettons alors le tourmentin, aussi pour essayer la voile.
   
    C'est alors que je prends la barre, difficile de retrouver mes repères dans le vent fort, Pelloc'h ne réagit pas comme le 470 que j'avais l'habitude de barrer.

    Un autre grain s'annonce,  je rentre me mettre au chaud pendant que les garçons restent dehors pour manoeuvrer Pelloc'h. Puis nous apercevons enfin les lumières de Schoelcher.  Xavier décide de reprendre la bordure de la grand voile et Paf !  le bout casse. Pas de bol !! Mais ce la ne nous empêche pas de renter, nous changerons le bout ultérieurement.

    Nous arrivons de nuit vers 20h.

    Cette journée a été riche en émotion, nous rentrons heureux à la maison en n'oubliant pas de souhaiter une bonne nuit à Pelloc'h. Merci beaucoup Pelloc'h !
  
   A très bientôt pour de nouvelles aventures.



 
par Anne-Clo et Xavier publié dans : Journal de bord Pelloc'h
Mardi 23 août 2005
 
Ses caractéristiques :
 
 
 
 
Dimanche 21 août 2005
    Pour cette navigation nous sommes cinq: Lionel, Fabrice, Tristan, Xavier et moi. Nous partons vers l'anse noire réputée par les plongeurs pour ses fonds et ses poissons. Il nous faut donc traverser la baie de Fort-de-France. La journée s'annonce belle, comme on le dit parfois: "beau temps belle mer" mais peu de vent en perspective.
 
     Bon! Faîtes le compte, quatre garçons et une seule femme à bord !! Enfin on ne va pas parler "chiffons". Nous embarquons tous donc. Parmi les passagers Fabrice et Lionel n'ont jamais navigué sur un voilier, ce qui nous permet de refaire des mises au point sur les noms des composants du bateau, de leur apprendre les différentes manoeuvres et quelques noeuds. En particulier, le fameux noeud de chaise si utile que j'avoue ne savoir faire que depuis peu.

    Lionel  se prend très vite au jeu en nous chantonnant  "Poupée décalée" lorsque Xavier lui demande de passer la drisse de grand voile dans la poupée du winch pour mouliner,  ou encore de se découvrir être un " super lover" quand il doit lover les bouts. Avant de quitter le mouillage, déjà, la bonne humeur est présente.

    Tristan, le préposé aux ancres, les relève pour que nous puissions partir et direction l'anse noire. Nous avons une très bonne allure de 5 noeuds en moyenne en faisant du près. Après 10 minutes de navigation,  l'appel de l'apéro de fait sentir par tous, je vais alors préparer quelques toasts et des bières pour ces gorges assoiffées et je profite de l'allure du bateau pour préparer le déjeuner. Mais j'ai des problèmes de gaz alors les garçons viennent à mon secours et je peux ainsi continuer la préparation.

     La traversée se passe sans problème en nous relayant à la barre et nous jetons l'ancre dans l'anse sous les coups de 13h30, on se rend compte alors de la chaleur, on décide tous de prendre un bain de mer avant de manger. En remontant à bord, nous mettons la manche à air qui ventile l'intérieur du bateau ce qui permet  de ne pas avoir trop chaud dans le voilier.
   
    Après manger, les garçons décident d'aller explorer une grotte, Xavier emmènent Lionel et Fabrice en annexe sur les lieux dits, mais ils chavirent car ils étaient trop lourds. Il faut donc nettoyer le moteur et vider l'annexe mais il y a eu plus de peur que de mal. Pendant ce temps, Tristan est parti les rejoindre en nageant et je discute avec une amie de fabrice qui est venue nous retrouver à bord. Puis trouvant le temps long, je la quitte pour retrouver les naufragés à la nage. Xavier me reprend sur le chemin du retour tandis que les autres sont restés dans la grotte et nous rentrons tous à bord.
                                                                                                                                                
     Nous repartons donc vers Schoelcher, après que Tristan ait remonté les ancres. Sur le chemin du retour, le vent faiblit et un beau grain rince Pelloc'h. Voyant que le bateau n'avance pas, Tristan plonge à l'eau , nous lui reprochons son erreur, puis un peu plus tard, il se prend l'éolienne dans la  tête, il saigne mais rien de bien grave. Vraiment pas de chance !!!                                                   
    
    La nature décide de nous jouer un beau tour, en effet au moment où je prend la barre le vent tourne sur 180°, on vire donc. Mais quelques temps après, nous sommes obligés de rentrer au moteur car il n'y a vraiment plus de vent , nous jetons les deux ancres comme la veille et nous débarquons sur la plage après plusieurs voyages pour éviter de chavirer une nouvelle fois avec l'annexe.            
   
    Tout le monde rentre chez soi après une si belle journée en pensant peut-être qu'il n'a pas avoir envie d'aller bosser le lendemain mais cela ne me concerne pas, je suis toujours en vacances !

 
Samedi 20 août 2005

    Nous voilà de nouveau à bord avec un ami Tristan pour une petite sortie, nous décidons de partir vers le nord de la Martinique, du coté du Carbet, et de Saint -Pierre.

   Avant de partir, nous plongeons vérifier l'état de la quille du léger choc du dernier  voyage.  Nous constatons avec plaisir que Pelloc'h n'a pris aucun coup, nous lui faisons une petite beauté en brossant la coque pour éliminer les petites algues. Ce qui s'avère être assez dur car nous sommes en apnée, il y a beaucoup de courant et de tous petits coquillages nous coupent les doigts. Une fois Pelloc'h tout propre nous embarquons à bord.

    Tristan trouve assez vite ses marques sur Pelloc'h, sous les directives de Xavier. Nous hissons le génois léger ( le plus grand que nous possédons) car le temps le permet,  et nous partons à la voile. Nous mettons les lignes à la poupe du navire sans trop espoir de pêcher de poissons, mais pour essayer. Après quelques cours de rappel sur la position des penons par rapport  au vent dans la voile, Tristan barre, alors Xavier prend des photos de Pelloc'h en mer tandis que je profite du soleil avec un bon livre à l'avant du bateau.


    Au retour on décide de lancer le spi, il faut avant tout se rappeler comment ça marche, on le hisse mais c'est dur de laisser le vent gonfler la voile car le vent a baissé, on l'affale et nous rentrons vers Schoelcher. Nous sommes obligé de rentrer au moteur.

  A l'arrivée Xavier et Tristan plongent trouver un corps-mort assez gros pour supporter notre voilier mais voilà qu' un homme d'un certain âge qui ramait dans la baie, vient nous faire la morale. Nous ne devons pas selon lui nous mouiller sur les corps-morts libres car nous ne connaissons pas les propriétaires, et le voila parti dans une leçon de morale qui dure et dure.  Après reflexions, nous décidons de nous mettre à aucun mouillage et de mettre deux ancres pour amarrer Pelloc'h. Nous ne sommes pas des dégonflés mais cet homme est le genre de personne qui n'a rien à faire de la journée, qu'à alerter les autorités pour des broutilles de ce genre. 

 
    Nous ramassons  nos affaires et  embarquons dans l'annexe pour débarquer sur la plage. Encore une bien belle journée passée avec Pelloc'h !

 

 

 
 
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