Pelloc’h a connu quelques petites frayeurs mi-septembre, un des axes du safran a été arraché, voici donc le récit palpitant de cette histoire, du début des constatations jusqu’à la réparation finale en passant par de nombreux autres éléments. Je tenais à faire profiter tous les propriétaires de cette réparation :
Les constations à mi septembre :
En allant faire un tour pour voir le bateau un soir durant
cette semaine, je me suis aperçu du bord que le safran pendait à l’arrière. J’ai constaté sur le bateau que l’axe supérieur du safran s’est arraché, peut-être à cause d’une mer agité ce jour…
Heureusement, le safran était retenu par le bas avec son axe inférieur. J’ai donc fixé fermement le haut du safran au bateau, au niveau de l’axe avec la barre, à l’aide de bout divers, le
recollant ainsi au bateau en bonne position. A cette époque, je ne voyais pas comment était constitué précisément le safran sur le FLOT 18.
Quelques éléments sur le safran du FLOT 18 :
Sur Pelloc’h, le safran est fixe au "sgeg" (aileron vertical) par deux axes, un en haut et un en bas. D’origine, il y avait
3 axes, mais depuis les anciens propriétaires, il n'y a que deux axes.
Certains chantiers leur avaient préconiser de mettre trois axes, sur
Pelloc’h, c’est chose impossible. En effet, le safran et le gouvernail se tordent en navigation (ce qui est normal pour de l’aluminium qui est un matériau souple) et s'il y avait eu trois axes,
ni le centre de l’aileron ni le safran n’auraient pu se tordre, la barre aurait donc été dure. L'axe du bas est
constitué par axe en aluminium d'un diamètre de 19 mm soudé à l’aileron. Fixé sur le safran, une pièce en aluminium soudée, avec un trou, et dedans, mise en force, une bague de plastique d'un
diamètre égal a l'axe (avec un jeu fonctionnel). Sur Pelloc’h, cette bague avait été changé en mai 2005, elle avait été faite tournée au Brésil. Le mieux était encore de constater les dégâts sur
le safran lui-même.
La prise de vue des dégâts sur le safran :
Pour se faire, il a fallu enlever le gouvernail.
Il y a un petit axe de 5 mm en travers, sous l axe du haut, fixé horizontalement, qui sert à ce que le safran ne puisse remonter. Une fois enlevé, il suffit de hisser le gouvernail sur le bateau.
L’axe du bas s’est légèrement tordu, vu l'angle pris par le safran, je l’ai redressé dans l’eau à grand coup de marteau. La partie soudée sur un rail du tableau
arrière est cassée, la soudure pourra être faite en gardant le bateau dans l'eau.
La réparation du safran :
Nous avons ramené Pelloc’ à Fort de France où une société
spécialisée dans les soudures alu/métal pour voiliers va nous faire la réparation. Le résultat semble costaud mais la finition n’est pas terrible, pour info, c’est un soudure de type TIG, ils ont
poncé légèrement le rail afin d’avoir une surface d’accroche plus importante, puis effectué la soudure avec un fort débordement, coût 120 Euros. L’axe de 5mm en travers de l’axe a été enduit de
Sicaflex.
Conclusion :
Un couple électrolytique entre l’axe de 5mm en inox et le
safran serait à l’origine de ce souci. Faute de trouver une vis en alu en Martinique, la solution adoptée a été de mettre du Sicaflex sur l’axe lui-même et de plonger les anodes que nous
possédons même au mouillage. La réparation a pu se faire sans problèmes, il faut souligner ici l’importance d’avoir un circuit bipolaire avec coupure du + et du -. Un remerciement très particulier à Jean-Pierre Crouin et Yoann et Sara pour leurs disponibilités et la richesse de leurs
renseignements !!!
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